Le prince de Hombourg

Le prince de Hombourg (Il principe di Homburg) (1997) (89mn) de Marco Bellocchio

le-prince-de-hombourg-afficheLe jeune prince de Hombourg, commandant de la cavalerie du Brandebourg pendant la guerre de Hollande, est en proie au somnambulisme. Une nuit, il ramasse un gant laissé par sa fiancée Natalia. Le lendemain, fasciné par la vision de ce gant, il n’écoute que distraitement les consignes militaires et, sur le champ de bataille, désobéit. L’oncle du prince, chef de l’armée, exige que son indiscipline soit punie de façon exemplaire… Pour son infraction au code militaire, il est traduit en cour martiale et condamné à mort. Pourtant, entre ses atermoiements (demander ou non la grâce), ceux de sa fiancée (se battre ou non pour la vie de ce grand dadais aux égarements un peu encombrants) et même ceux, moins évidents, de l’Électeur qui l’estime mais n’en applique pas moins strictement le code, le sort du prince n’est pas encore scellé…

Adapté d’un chef-d’oeuvre du théâtre classique allemand signé Heinrich von Kleist, Le Prince de Hombourg met en scène une vision à la fois onirique et sombre des tourments de l’amour et de la guerre. Le rôle de cette figure du romantisme est confié à un acteur débutant d’une vingtaine d’années, Andrea Di Stefano ; il incarne ici à merveille ce personnage pris en tenaille dans un conflit opposant le libre arbitre à la rigueur de la légalité. Le réalisateur Marco Bellocchio (Les Poings dans les poches, Buongiorno, notte) aborde dans Le Prince de Hombourg quelques-uns de ses thèmes clés – la famille dysfonctionnelle, le rapport à l’autorité – dans un long-métrage combinant habilement réalisme historique et romantisme littéraire, et qui lui vaut de figurer en compétition officielle du Festival de Cannes de 1997. Portée par la fougue qui caractérise les drames de ce grand cinéaste italien, cette fresque formidable est l’un des plus beaux films sur l’héroïsme des grandes destinées tragiques, à découvrir pour la première fois sur grand écran depuis sa projection Cannoise.

Avec Andrea Di Stefano, Barbora Bobulova, Toni Bertorelli


Critiques :

critikat

avoir-alire


Droits : Carlotta Films

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