Violence et passion

Violence et passion (Gruppo di famiglia in un interno) (1974) (126mn) de Luchino Visconti

violence-et-passion-afficheUn vieux professeur, vivant seul dans sa maison romaine remplie de livres d’art, de tableaux et de souvenirs, est dérangé par l’intrusion de Bianca Brumonti, une comtesse qui insiste pour louer le deuxième étage de sa maison, afin d’y loger son étrange tribu : sa fille Lietta, Stefano, le fiancé de cette dernière ainsi qu’un gigolo, Konrad. A titre de loyer, elle lui offre un tableau, une pièce unique qui manque à sa collection. Dès lors, sa vie se trouve bouleversée par l’irruption de cette famille extravagante dont tous les codes moraux sont renversés. Le professeur est ulcéré par la vulgarité de ce monde aristocratique en voie d’embourgeoisement, dépourvu de culture et d’éducation. Mais il est aussi fasciné par l’intelligence de Konrad, cachée sous son cynisme de prostitué, et se lie d’amitié avec le jeune homme, qui devient pendant une courte période le fils qu’il n’a jamais eu.

« En 1974, le temps des grandes fresques, type Le Guépard, est révolu pour Luchino Visconti. A moitié paralysé à la suite d’un accident vasculaire cérébral, le cinéaste doit se limiter à un « film de chambre », intégralement tourné en studio. Mais le huis clos de Violence et passion n’est pas coupé du monde : à travers Konrad (Helmut Berger), un ancien soixante-huitard récupéré par un groupe néofasciste, c’est toute la violence de l’Italie des années de plomb qui s’engouffre dans l’appartement romain du Professeur (Burt Lancaster), un vieil esthète reclus qui contemple ses tableaux du XVIIIe siècle en écoutant les symphonies de Mozart. Quoi qu’en dise Visconti, cette figure d’intellectuel raffiné qui ne comprend plus la société de son temps était son double. Et Violence et passion, oeuvre proustienne hantée par la mélancolie et l’imminence de la mort, son film-testament, plus que L’Innocent, tourné deux ans plus tard. » — Samuel Douhaire Télérama

Avec Burt Lancaster, Helmut Berger, Silvana Mangano, Claudia Marsani, Stefano Patrizi, Romolo Valli, Jean-Pierre Zola, Guy Tréjan, Claudia Cardinale, Dominique Sanda


Critiques :

cineclubdecaen.com

arte.tv/sites/olivierpere

lemonde.fr/cinema

dvdclassik


Droits : ???

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