Maria Venera

Maria Venera (Quell’estate felice) (2007) (111mn) de Beppe Cino

Maria Venera affiche« Modica, en Sicile, 1951. Angelo Amato est un jeune enseignant de lettres du lycée de jeunes filles. Son modeste salaire le contraint à prendre pension chez Amalia, comme deux de ses collègues, célibataires comme lui. Il est secrètement et désespérément amoureux de Maria Venera, la plus belle fille de la ville. Cette dernière, orpheline et sans fortune, vit recluse dans le palais décrépi de son grand père, Don Alvise, un vieil aristocrate viveur qui a dilapidé sa fortune.
Un soir, Don Alvise déboule chez Amalia pour demander l’aide des trois enseignants : Maria Venera s’est enfuie avec Liborio Galfo, célèbre dans la ville comme danseur de boogie-woogie. Les fuyards sont débusqués dans un petit hôtel avant que l’irréparable soit commis et Maria Venera est ramenée à la maison. Don Alvise demande alors à Angelo de lui donner des cours particuliers afin qu’elle puisse obtenir un diplôme et trouver un emploi. C’est une occasion inespérée pour lui d’approcher la jeune fille qui l’accueille avec bienveillance, mais qui attend de lui un tout autre type de service. Sa fugue n’était qu’un leurre, car en fait elle est enceinte de son cousin Sasà Trubia qui l’a quittée pour se fiancer avec une riche roturière. Angelo est chargé de lui transmettre une lettre, puis, devant la fin de non recevoir de Sasà, Maria Venera lui demande de l’aider à avorter. Au cours d’une fête qui réunit tous les notables de la ville, Maria Venera fait éclater le scandale. Don Alvise fait une crise d’apoplexie et meurt. L’année scolaire s’achève. Le palais de Don Alvise est fermé. Maria Venera s’est enfuie avec un assistant de Jean Renoir qui était venu dans ces lieux pour faire des repérages en vue du tournage du Carrosse d’or. » Beppe Cino festival-villerupt.com

« Un film sur la Sicile du début des années 50, avec sa farandole de passions, de fugues, d’amours secrètes et non réciproques, pourrait faire croire qu’on est dans la tradition, vénérable certes, mais ressassée, de Vitaliano Brancati et Pietro Germi. En tant que Sicilien, je pourrai dire qu’il en est ainsi, mais ce n’est pas vrai. À première vue, le roman de Gesualdo Bufalino, Argos l’aveugle ou les songes de la mémoire, d’où est tiré Maria Venera, va aussi dans ce sens, mais c’est une illusion. On y trouve, naturellement, la Sicile de l’après-guerre, les bas noirs, le Cercle des notables et tous les stéréotypes de la littérature et du cinéma made in Sicily, mais c’est purement stratégique, une petite supercherie pour appâter le lecteur, et le spectateur. Petit à petit, Maria Venera sort du déjà vu pour tirer des masques traditionnels tout ce qui annonce les changements à venir. Le film regarde vers le futur car l’héroïne est un personnage féminin qui est loin d’être passif. Maria Venera choisit avec détermination de tourner le dos à une époque que seule la nostalgie peut nous faire trouver belle. » Beppe Cino festival-villerupt.com

Avec Olivia Magnani, Dario Costa,Djoko Rossich, Giovanni Argante, Sergio Friscia, Sara Emmolo


Critiques:

radiortm.it

mymovies.it

cinemaitaliano.info

festival-villerupt.com


Droits:???

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